Atelier d'écriture

ecriture

 

Si je devais résumer en un mot l’expérience menée au Club depuis une douzaine d’années, je choisirais  « Partage ».   Partage de consignes, partage de mots, partage d’émotions, partage d’humilité, mais aussi et surtout partage de notre unicité. Car si nous sommes des personnes uniques, c’est aussi dans l’exploration de cette unicité que se fonde notre complicité.
J’ai lu, il y a quelque temps, cette  phrase qui m’a  réconforté  comme savent le faire les mots dès qu’ils sonnent juste : « Écrire, c’est vivre un peu plus ! »
Vivre un peu plus ! Voici une excellente raison de nous réunir dans les locaux de la MGEN pour effectuer cet acte, plus courageux que difficile, qui part du plus profond de  nous-même, l’écriture. Si l’écriture est grave, c’est parce qu’elle est importante dans cette façon bien à elle de participer à ce que l’on peut appeler la création de soi. On écrit avec de soi. (Roland Barthes). Mais c’est surtout un acte jubilatoire parce que constructeur.
Il ne s’agit pas ici de retravailler les textes que nous produisons,  mais, d’étape en étape, de production en production, d’écoute de soi en écoute de l’autre, de se retravailler soi-même. De rendre son regard plus aiguisé, plus pénétrant, plus inspiré tout en osant la sincérité. C’est alors qu’à l’intérieur de ce groupe naissent, d’années en années, ces textes dont les auteurs seront parfois les premiers étonnés.


L’atelier d’écriture, qu’est-ce que c’est ?

Un lieu de liberté et de contrainte :
-    Contrainte de lieu
-    Contrainte de la consigne d’écriture, donnée et expliquée par celui ou celle qui anime l’atelier
-    Contrainte de temps : dans un temps donné, de 5 minutes à 2 heures selon les productions
-    Contrainte du don, par-dessus tout. Il s’agit bien de partage. Chacun doit lire sa production aussitôt après l’avoir écrite, à tour de rôle et en toute humilité. Ce temps de lecture ne doit pas dépasser 5 minutes afin que le tour de table ne lasse pas les autres participants
-    Liberté de la contrainte car, aussi paradoxal que cela puisse paraître, la contrainte libère. A l’intérieur de ce « conduit » jaillit votre créativité
-    Liberté d’expression – La contrainte du temps en est une. Poussé par l’urgence, vous écrivez sans vous laisser emprisonner par comment vous serez perçu, sans travailler votre image, sans ce douloureux orgueil de la dévalorisation de soi
-    Liberté offerte par l’écoute de l’autre. La contrainte du don est essentielle. En donnant sans réserve ce que l’on vient de produire, sans rien attendre des autres que leur écoute – ce qu’ils  vous donnent d’avance – vous vous affranchirez d’un maître de mauvaise foi, tyrannique et capricieux, vous-même.

 

Reprise  : le mardi 3 octobre 2017 à 10 heures 00.